Published On: 2 septembre 20269,7 min readCategories: Article, Nouveauté

« Le Nutriscope, c’est un outil de mesure, de diagnostic, d’expertise et de pilotage des cultures » Nicolas Liothaud, directeur de négoce

Nicolas Liothaud avec son Nutriscope

Je suis Nicolas Liothaud, directeur régional d’Agri Leclercq dans les Vosges (88), j’accompagne au quotidien des agriculteurs dans leurs choix techniques. Depuis deux ans, j’utilise le Nutriscope pour aller plus loin dans mon approche du diagnostic au champ, notamment sur la nutrition des plantes et l’oxydoréduction. Voici pourquoi cet outil est devenu un véritable allié dans mon métier.


Aller plus loin dans l’approche technique

J’ai commencé à m’intéresser au Nutriscope il y a environ deux ans, alors que je cherchais à développer une approche autour du pH et de l’oxydoréduction des plantes.

Chez Agri Leclercq Vosges, notre philosophie est avant tout d’être dans le partenariat avec les agriculteurs. On les accompagne dans leurs choix : pourquoi faire telle chose, comment la faire, et surtout comment répondre au mieux à leur problématique. Nous cherchons ensuite les outils qui vont nous permettre de poser un diagnostic et d’apporter une réponse adaptée.

Le Nutriscope est arrivé dans cette démarche grâce à Patrice Bourrion de chez Vertal. Pour moi, c’est un outil assez révolutionnaire dans l’approche terrain, parce qu’il permet deux choses essentielles : mesurer directement au champ l’état nutritionnel de la plante et accéder à des critères que l’on ne pouvait pas mesurer auparavant, notamment en électrochimie.

On complète ainsi notre approche du redox avec des mesures comme l’EC, le Brix et les différents éléments minéraux.


Passer du ressenti à une mesure objective

Avec plus de dix ans d’expérience sur le terrain, j’avais développé une certaine sensibilité à ce qui se passe dans les plantes. On arrive parfois à voir ou à sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas, sans forcément réussir à mettre des mots ou des chiffres dessus.

Le Nutriscope permet justement de passer de cette intuition à quelque chose de mesurable.

On a une valeur en ppm, on peut identifier si une carence est faible ou forte et surtout intervenir rapidement. Cela nous permet également de cibler précisément la parcelle, voire une zone particulière dans une parcelle.

On ne raisonne plus uniquement de manière globale : on peut être beaucoup plus précis.

Et c’est essentiel aujourd’hui. Le contexte agricole est tellement complexe que les agriculteurs doivent être de plus en plus pointus dans leurs choix et investir au bon endroit. Pour cela, il faut avoir des personnes compétentes sur le terrain, capables de poser un diagnostic précis.

Le Nutriscope nous aide justement à apporter cette expertise.


Une mesure qui permet aussi d’enlever la « casquette commerciale »

C’est un point que je trouve particulièrement intéressant dans notre métier.

Avec le Nutriscope, je peux arriver chez un client avec un diagnostic clair, précis et écrit. La mesure permet d’objectiver ce que l’on observe.

Cela permet aussi de sortir de la simple relation commerciale. La pince vient poser un diagnostic et, à ce moment-là, on enlève un peu la casquette commerciale.

Par exemple, je peux dire à un agriculteur : « Ne mets pas de manganèse, mais mets plutôt du cuivre. » Je peux le faire avec davantage de certitude parce que j’ai une mesure qui vient confirmer mon expertise technique.

C’est une vraie évolution dans ma façon de présenter certaines solutions. Le Nutriscope ne change pas fondamentalement ma manière de travailler, mais il complète l’approche technique et l’expertise que je cherchais à développer.


Le cas de la potasse : une carence que l’on ne voyait pas forcément

Un exemple m’a particulièrement marqué.

Dans notre secteur, beaucoup d’éleveurs apportent du fumier sur leurs parcelles. On pourrait donc penser que la potasse ne pose pas forcément de problème. Pourtant, dans certaines conditions et sur certaines parcelles, nous avons constaté que la plante pouvait avoir du mal à l’assimiler.

Dans un cas, je ne voyais pas de symptôme évident de carence sur un blé. J’ai quand même voulu faire une mesure avec le Nutriscope, simplement pour vérifier.

Et là, la mesure a montré une carence en potasse.

Nous avons donc réalisé un apport de potasse liquide pour corriger cette carence. Quelques semaines plus tard, une sécheresse non prévue est arrivée. La plante, qui avait retrouvé une meilleure composition nutritionnelle, a mieux résisté au stress. Elle avait notamment une meilleure qualité de paille.

Quand je suis repassé plus tard, j’ai pu mesurer que la carence avait été corrigée.

Le client était ravi, parce que nous avions identifié quelque chose qu’on ne voyait pas forcément à l’œil nu, nous avions agi et nous avions ensuite pu mesurer le résultat.

C’est exactement le type de situation dans laquelle je trouve le Nutriscope particulièrement pertinent.


Un outil que j’emmène sur le terrain

Aujourd’hui, je considère que c’est un outil que le technicien doit avoir dans sa voiture.

Lors d’un tour de plaine, si je discute avec un agriculteur et qu’on se demande comment évolue sa culture par rapport à l’année précédente, je peux faire une mesure directement.

Si je vois un rond un peu bizarre dans une parcelle, je peux également aller mesurer précisément cette zone pour essayer de comprendre ce qui se passe.

Je l’utilise aussi en suivi préventif, pour mesurer l’impact d’une application ou d’une pratique culturale, ou encore pour confirmer une suspicion d’excès ou de carence.

Cette rapidité est vraiment importante : on mesure directement, sur place, avec une réponse immédiate.


Mesurer l’impact des pratiques culturales

Le Nutriscope me sert également à objectiver l’impact de certaines interventions.

Par exemple, je peux mesurer ce qui se passe après l’application d’un régulateur, d’un herbicide ou d’un fongicide. On peut ainsi constater que l’application a un impact sur l’oxydation de la culture.

C’est un sujet auquel je m’intéresse beaucoup aujourd’hui.

Avant de découvrir le Nutriscope et de travailler avec Vertal, je n’avais pas forcément les mots pour expliquer certains phénomènes que j’observais au champ. On parlait de phytotoxicité de certains produits, mais beaucoup moins du fait qu’ils pouvaient également stresser ou oxyder la plante.

Je pense notamment aux fongicides : ils permettent évidemment de régler un problème, mais il faut aussi avoir conscience qu’ils peuvent en créer un autre pour la plante.

Le Nutriscope me permet de mieux comprendre ces mécanismes et surtout de mesurer ce que j’observe.


Des chiffres pour confirmer les essais

Nous l’utilisons également pour confirmer certains essais.

Par exemple, nous avons pu mesurer l’effet d’antioxydants ou d’activateurs de sol. Lorsqu’ils stimulent la partie foliaire, on peut clairement observer une amélioration du redox.

Nous avons aussi comparé des modalités avec et sans activateur. Avec l’activateur, les racines explorent davantage le sol et sont plus riches en éléments minéraux, notamment en phosphore et en potassium, ainsi qu’en oligoéléments.

Le développement du système racinaire permet à la plante d’explorer davantage le sol et donc d’aller chercher plus d’éléments.

Les chiffres nous permettent de le démontrer et surtout de pouvoir calculer la rentabilité pour l’agriculteur de l’intervention.

Et c’est important vis-à-vis de nos clients : je peux leur annoncer qu’une pratique ou un produit va avoir un effet, mais pouvoir ensuite le mesurer donne une crédibilité supplémentaire à notre discours.


Comprendre les interactions entre les éléments

Avant le Nutriscope, je m’intéressais déjà à l’équilibre entre les minéraux et les oligoéléments. Je savais qu’il existait des interactions, mais je n’avais pas une vision suffisamment précise de ce qui se passait réellement dans la plante.

Aujourd’hui, je peux aller beaucoup plus loin.

Je reste néanmoins convaincu que nous sommes encore loin d’avoir tout compris sur la nutrition des plantes et sur l’électrochimie. C’est extrêmement complexe. C’est un peu comme la qualité de l’eau : plus on creuse le sujet, plus on se rend compte de sa complexité.

C’est justement ce qui rend cet outil intéressant : il nous permet de mieux comprendre ce que l’on observe et de continuer à progresser dans notre expertise.


Pourquoi je préfère le Nutriscope aux autres outils

Avant le Nutriscope, je n’utilisais pas vraiment d’outil pour suivre à la fois le redox et les minéraux. Je trouvais les approches existantes trop vagues ou trop limitées.

Le N Tester, par exemple, renseigne principalement sur l’azote. Il ne donne pas une vision de l’état nutritionnel global de la plante, notamment sur les oligoéléments ou le PK.

Le Nutriscope, lui, permet de mesurer un large spectre d’éléments en une seule prise.

Pour moi, ses principaux atouts sont la crédibilité, l’expertise technique, la simplicité d’utilisation et la rapidité.

J’apprécie également son côté pratique : il est petit, facile à prendre en main, dispose d’une bonne autonomie et peut être rechargé directement dans la voiture.

Et surtout, une seule mesure permet d’obtenir beaucoup de paramètres.


Une approche centrée sur le service

Chez Agri Leclercq, nous avons choisi de proposer le service Nutriscope gratuitement à nos clients.

Cela correspond à notre volonté d’être très orientés vers le client et le service, plutôt que de chercher uniquement à faire du chiffre.

Nous avons investi dans le pack complet, avec la pince à feuille, l’abonnement minéraux et l’accès au portail.

J’utilise notamment le portail pour exporter les données et générer des rapports PDF que je peux ensuite laisser aux clients. Je manque encore de temps pour faire de véritables suivis et animations de parcelles dans la durée, mais le potentiel est là.

Pour moi, la valeur est avant tout dans le service et dans l’expertise que l’on peut apporter à l’agriculteur.


Un investissement rapidement rentabilisé

Je recommande clairement le Nutriscope.

D’ailleurs, mon objectif est d’équiper toute mon équipe. Chaque technicien doit pouvoir avoir une pince dans sa voiture et l’utiliser directement sur le terrain.

Aux personnes qui hésitent encore  je leur dirais de ne pas avoir peur de l’investissement : la pince est rapidement rentabilisée.

Pour un technicien ou un conseiller qui passe beaucoup de temps sur le terrain, le potentiel d’utilisation est très important.


« C’est un outil exceptionnel »

Si je devais résumer mon retour d’expérience avec le Nutriscope en une phrase, je dirais simplement :

« C’est un outil exceptionnel et je ne comprends pas pourquoi je suis encore le seul à l’avoir dans mon coin !🙂 »

Bon… quelque part, c’est plutôt bien pour moi : ça me laisse toute la place.

Plus sérieusement, je trouve que c’est un outil qui apporte quelque chose de vraiment différent dans l’accompagnement des agriculteurs.

Pour moi, le Nutriscope est à la fois un outil de mesure, de diagnostic, d’expertise et de pilotage des cultures.

Et quand on peut mesurer ce que l’on observe, confirmer ce que l’on avance et revenir quelques jours ou quelques semaines plus tard pour vérifier l’évolution, on change vraiment la manière dont on accompagne les agriculteurs.

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