Published On: 8 septembre 20254,8 min readCategories: Article, Nouveauté

« Le Nutriscope, un outil qui change ma façon d’accompagner les vignerons » – Témoignage de Christophe Chouvet, conseiller technique vigne

Christophe Chouvet utilisant son Nutriscope

Je m’appelle Christophe Chouvet, je suis conseiller technique indépendant en viticulture au sein de C3VITI, basé à Courthézon (84). J’accompagne des vignerons en vallée du Rhône et en Provence, avec un suivi 100 % centré sur la vigne. Depuis avril 2025, j’utilise le Nutriscope comme outil de suivi agronomique et de diagnostic.


Une découverte par curiosité… devenue une évidence

J’ai découvert le Nutriscope via une publication d’Olivier Husson sur LinkedIn au sujet du potentiel Redox, puis grâce aux vidéos de Vers de Terre Production.
Ce qui m’a donné envie d’investir, c’est cette approche Redox qui ouvre une autre manière d’appréhender la plante. Je me posais toujours la question de pourquoi des vignes abandonnées pouvaient paraître en meilleure santé que des vignes suivies et entretenues, mais ravagées par le mildiou ? Clairement, l’intervention de l’homme joue un rôle, et je voulais comprendre pourquoi.

Ce qui m’a convaincu, c’est la possibilité de disposer d’une mesure directe du Redox et des minéraux. Sans ce type d’outil, on passe à côté de nombreuses informations essentielles sur le fonctionnement réel de la plante.

J’ai donc décidé de tester le Nutriscope, avec la pince à feuille, l’abonnement minéraux et l’accès au portail. Mon objectif était d’apprendre, de mieux observer, et de bâtir une nouvelle offre de conseil pour mes clients.


Des résultats exploitables immédiatement

La première vraie révolution, c’est la rapidité.

Avant, avec les analyses de pétioles, je devais attendre une semaine, parfois plus, pour obtenir les résultats. Mais dans ce laps de temps, l’état de la plante a le temps d’évoluer et les données ne sont plus forcément pertinentes. Avec le Nutriscope, j’ai un exemple marquant où un samedi matin, j’ai pris des mesures et le midi même, l’intervention corrective était faite. Cette réactivité est impossible avec les outils classiques de laboratoire.

Côté Redox, l’appareil m’a permis de comparer différentes modalités, d’observer les effets d’engrais foliaires, de l’irrigation, d’un couvert permanent,… et d’adapter les pratiques. Par exemple, sur une parcelle trop oxydée, nous avons choisi de ne pas écimer. Résultat : la vigne s’est régulée d’elle-même et a perdu naturellement ses feuilles quelques jours plus tard. Une décision qu’on n’aurait pas prise sans cet indicateur.


Un outil polyvalent

Je me sers du Nutriscope dans toutes les situations :

  • suivi de l’impact d’une irrigation, d’un enherbement ou d’une pluie,
  • comparaison de pratiques culturales,
  • confirmation d’une suspicion de carence,
  • anticipation de la sortie du mildiou en pépinière.

C’est un outil qui me permet d’être davantage dans l’anticipation, surtout sur la nutrition minérale. Corriger une fertilisation de manière fiable, sans attendre des résultats de laboratoire, change complètement la donne.


Apports sur la nutrition minérale et le Redox

  • Minéraux : l’outil donne une vision instantanée de l’équilibre nutritionnel, permettant d’ajuster une fertilisation foliaire ou racinaire sans délai.
  • Redox : il rend possible la comparaison de modalités, le suivi de l’effet de différents engrais foliaires, ou encore l’anticipation de stress oxydatifs.

Le Nutriscope m’a également permis, en pépinière, d’anticiper une sortie de mildiou grâce à l’évolution du pe+pH. L’application d’un produit à potentiel Redox bas a renforcé la résistance des plants et soutenu leur photosynthèse.


Un gain de fiabilité dans le conseil

Grâce au Nutriscope, mon conseil est plus précis, plus réactif et mieux adapté.
Les agriculteurs que j’accompagne apprécient la miniaturisation de la technologie et le côté embarqué.

En termes de comparaison, je faisais auparavant 95 % d’analyses de pétioles (40 € l’analyse, 50 feuilles à prélever, et 12 jours d’attente…). Le Nutriscope apporte un gain de temps, de coût et de pertinence énorme.


Atouts et limites

Les atouts ?

  • Rapidité et portabilité,
  • Fiabilité des données,
  • Polyvalence d’utilisation (nutrition + Redox),
  • Gain de temps et réduction des coûts par rapport aux analyses classiques.

La limite actuelle ?

Les données sont encore brutes. Pour le Redox notamment, il faut avoir un certain niveau de lecture pour bien interpréter les résultats. Ce n’est pas encore un outil que je peux confier tel quel à un stagiaire, par exemple. Mais c’est une base solide, et je pense que ça va évoluer rapidement.


Impact sur ma pratique de conseil

Le Nutriscope m’a permis de passer d’une logique de constat a posteriori (avec les analyses de pétioles) à une logique d’anticipation et d’intervention immédiate.
Je peux désormais orienter les pratiques en temps réel :

  • Appliquer un produit réducteur en cas de stress oxydatif,
  • Eviter certaines opérations culturales (comme l’écimage) lorsque la plante est fragilisée,
  • Ajuster finement les apports minéraux en fonction de l’état physiologique instantané.

C’est aussi un outil qui crédibilise le conseil auprès des vignerons. La technologie est embarquée, simple d’utilisation, et inspire confiance.


Et demain ?

Depuis que j’utilise le Nutriscope, j’ai abandonné les analyses de pétioles et autres outils classiques. Je le recommande à mes confrères car il est, selon moi, un outil d’avenir en viticulture.

Si je devais résumer en une phrase mon expérience :
« Le Nutriscope permet d’appréhender en instantané le fonctionnement minéral de la plante et les conséquences des pratiques culturales sur sa capacité à s’adapter à son milieu. »

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